Que ce soit au travail, en déplacement, ou chez soi, nous utilisons des ressources et consommons des produits. Chacun de nos actes peut potentiellement générer des déchets. Ainsi, si l’on considère tous les secteurs, c’est près de 4,6 tonnes de déchets par habitant en France qui doivent être traités tous les ans !
Parmi ces déchets, la plus grande partie provient de la construction où il existe des filières spécialisées et une réglementation particulière, difficile d’agir à ce niveau en tant qu’individu … Mais la gestion des déchets reste l’affaire de tous, et l’on peut tous agir afin de simplifier cette tâche.
La stratégie des 5 R permet un plan d’action simple pour prioriser les actions à mettre en place pour réduire ses déchets. Cette stratégie est inspirée de l’analyse du cycle de vie, on y regarde plus seulement le produit souhaité, mais on anticipe sa fin de vie aussi.
Nous sommes responsables de ce que nous consommons et de ce que l’on achète. Pourquoi acheter quelque chose dont nous n’avons pas besoin ou qui nous serait néfaste ?
Ce premier R nous invite à refuser tout ce dont nous n'avons pas besoin et en particulier les objets à usage unique. Pour cela, il faudra changer ses habitudes et ce n’est pas une tâche aisée. Ainsi, essayez de refuser les produits suremballés, les sacs plastiques et les prospectus qui ne vous intéressent pas.
Les petits emballages en plastique sont au cœur du problème : ils sont très fins et légers, tous les centres de tri ne sont pas équipés pour les séparer afin de les recycler. Si les bouteilles et flacons sont recyclés pour plus de la moitié, ces petits plastiques ne sont recyclés qu’à 7,5%.
Une bonne stratégie consiste donc à refuser ces produits pour les remplacer par des alternatives réutilisables. Avec cette bonne pratique, on évite la génération du déchet à la source !
Astuces :
Parfois il n’est pas possible de refuser, il faut alors changer ses habitudes et la manière dont on consomme. Dans un premier temps, il est intéressant de s’interroger sur ce dont on a vraiment besoin. L’action de réduire revient à consommer juste le nécessaire, être sobre. Ce R diffère du premier car il s’agit de prendre conscience de ses besoins réels et d’adapter sa consommation par rapport à ceux-ci. On peut alors prioriser ce qui est bon pour nous et pour la planète !
Astuces :
Ce 3ème R est synonyme de débrouille et d’imaginaire. Il s’agit de donner une nouvelle vie aux objets et aux ressources avant de les transformer.
C’est une initiative locale de circuit court. Si vous êtes bricoleur, rien de mieux que le DIY (Do It Yourself) et l’Upcycling (faire du neuf avec du vieux) pour s’amuser en créant de nouvelles choses. Vous pouvez chercher vos idées sur un site comme http://www.lafabriquediy.com/.
Pensez à utiliser un tote bag, une gourde, et un “stop pub” sera un bon début et une bonne aide pour refuser ce dont vous n’avez plus besoin. Il faut savoir s’armer des bons outils pour pouvoir être efficace !
Astuces :
Lorsque les autres stratégies ne sont pas faisables, le recyclage est une option. Il est important de participer à cette démarche car nos ressources planétaires ne sont pas inépuisables.
Ainsi le recyclage va avoir une importance de plus en plus grande dans le futur, notamment avec le développement du numérique. Cette filière a besoin de métaux précieux pour créer les composants. Le recyclage participe à la réduction des coûts et à la circularité de l’économie.
En France, 89% de la population est sensibilisée au tri mais seulement 51% des personnes le font systématiquement. Il y a donc encore du travail avant que l’on devienne des champions du tri !
Notre conseil le plus important est simple : proposer des points de tri facile d’accès et à côté de votre poubelle classique afin de toujours y penser ! Et si vous cherchez un point de tri pas loin, vous pouvez utiliser le guide du tri par citeo (https://web.citeo.guidedutri.fr/).
Que deviennent les ressources recyclées ?
Si votre déchet n’est pas recyclable, il existe quand même une façon de lui donner une nouvelle vie.
La plus belle fin imaginable est celle des biodéchets (bois, épluchures, coquilles d'œufs …). Vous pouvez les rendre à la terre en fabriquant du compost. Attention, le compostage est tout un art ! Lorsqu’une personne s’occupe d’un compost sérieusement, on parle de maître composteur car on ne peut pas y jeter tout ce que l’on veut n’importe comment. Vous pouvez donc imaginer à quel point sa fabrication peut être rigoureuse si l’on souhaite en faire en grande quantité.
Il existe plusieurs types de compostage et de compost suivant le procédé que l’on choisit (avec ou sans aération, lombricompost, bokashi, extérieur, intérieur…), néanmoins au niveau d’un ménage, il est relativement simple de faire son propre compost.
(Plus sur le compost https://alchimistes.co/pourquoi-composter/ et les types de composteurs https://les-composteurs.fr/les-types-de-composteurs/)
Si ce n’est pas un biodéchet, il est plus compliqué de s’en débarrasser. A ce stade, en suivant nos stratégies, il nous reste les déchets qui ne sont pas triés et qui sont possiblement dangereux. Les déchets dangereux doivent être récupérés dans des filières spécifiques où ils seront retraités.
Tandis que les déchets ménagers sont incinérés pour générer de l’énergie thermique et du mâchefer (les rebus de l’incinération soit l’équivalent de la cendre lors d’un feu de bois par exemple). Le mâchefer est un déchet toxic qui doit être traité de manière spécifique, on préfèrera donc éviter un maximum la génération de ce rebus.
Pour aller plus loin dans votre engagement d'entreprise, découvrez aussi notre livre blanc :
Les 5 R sont un moyen mnémotechnique afin de mémoriser les bonnes pratiques. À l’origine utilisé pour nous guider dans la réduction nos déchets, cet outil peut être utilisé d’une façon bien plus global !
Qualité de vie, environnement direct, relations sociales, politiques, hygiène ... C’est toute une philosophie associée à la RSE que l’on retrouve via cet outil. Il nous invite à nous poser des questions et à faire un diagnostic de nos besoin et de nos habitudes. Pas à pas les pratiques se transforment et les engagements à l’égard du développement durable se dessinent et s’appliquent.
Pour aller plus loin :